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Avec la parution de Science de la Survie de L. Ron Hubbard en 1951, la sombre science occulte de la manipulation mentale fut dénoncée pour la première fois.

     « Il existe une autre forme d’hypnotisme qui vient se placer entre l’opération chirurgicale et le simple hypnotisme sans douleur physique. Cette forme d’hypnotisme a été un secret soigneusement gardé des organisations militaires et de renseignement. Il s’agit d’une arme de guerre machiavélique qui peut être considérablement plus utile que la bombe atomique pour conquérir une société. Ce n’est pas une exagération. L’étendue de cette forme d’hypnotisme dans l’espionnage est aujourd’hui telle qu’il y a longtemps que les gens auraient dû s’en alarmer. Il a fallu l’application de Dianétique pour découvrir la douleur-drogue-hypnose. »

     Les remarques suivantes étaient tout aussi incisives, particulièrement celles qui révélaient la puissance des psychotropes employés au nom de la manipulation mentale. « Maintenant, non pas pour vous faire peur, mais pour vous informer, lisait-on dans un bulletin de Ron Hubbard adressé aux scientologues professionnels de 1955, la psychiatrie s’est armée de nouvelles drogues. L’une d’elles, le LSD, a pour seul but de rendre les gens fous pendant 15 à 25 heures. » Il est encore une fois significatif que dix ans de plus allaient passer avant que le LSD tende même à devenir une drogue des gros titres, sans parler de la sombre et mythique potion qu’il allait être à la fin des années soixante ; car une fois de plus, nous trouvons Ron Hubbard en train de nous avertir bien avant l’alerte générale. Mais ce qui importe ici, et que Ron lui-même n’aurait pu anticiper, c’est l’infiltration psychédélique dans le courant culturel dominant.

     Si l’histoire a déjà été racontée, les détails cruciaux valent la peine d’être répétés. Parmi les autres champions célèbres du psychédélisme qui ont reçu un avant-goût de « l’acide » grâce aux installations d’essais parrainées par la CIA, on trouve l’auteur des Portes de la perception, Aldous Huxley, le parolier des Grateful Dead, Robert Hunter, le romancier de la contre-culture, Ken Kesey et le grand-prêtre du LSD Richard Alpert. On trouve également trace du rôle de la CIA dans la « psychédélisation » de Henry Luce — qui à son tour entraîna des millions de gens avec des doubles pages « hallucinogèniques » dans le magazine Life et conduisit Timothy Leary lui-même à se mettre à la recherche (littéralement) du « champignon magique ». Enfin, n’oublions pas quelle agence de renseignement américaine recruta en premier Eli Lilly pour fabriquer en masse de l’acide lysergique et — si cela ne suffit pas — n’oublions pas qui utilisa le premier le mot « trip » pour décrire une expérience hallucinogène.

     Après 1965, l’ironie fut poussée encore plus loin quand la CIA établit une sorte de poste d’écoute dans le quartier psychédélique de Haight-Ashbury, à San Francisco : le psychiatre Jolly West, employé par la CIA, y fournissaient divers drogues à des hippies qui furent systématiquement et sans s’en rendre compte conduits à l’hystérie avec des doses de BZ super-psychédélique. (Soit dit en passant, le BZ est l’agent utilisé plus tard avec des effets tout aussi dévastateurs sur les irréguliers Viet Cong par les membres de la première cavalerie aéromobile.) Pendant ce temps, les analystes de la CIA à la Rand Corporation à Santa Monica contemplaient les répercussions socio-politiques que représentaient quatre millions de jeunes Américains prenant du LSD, alors que plus de sept pour cent des soldats américains revenant des zones de combat vietnamiennes étaient drogués à l’héroïne — héroïne cultivée, traitée et expédiée à Saïgon par des groupes soutenus par la CIA.


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Science de la Survie (en haut à droite) de L. Ron Hubbard dénonçait les projets de la communauté psychiatrique des agences de renseignements tels que « Artichoke », plus de deux décennies avant que les enquêtes du Congrès américain ne forcent les branches militaires américaines et la CIA à révéler leurs projets de manipulation mentale.


La politique des drogues à la fin du 20e siècle suite...



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